Une araignée au plafond
 

 
Une araignée au plafond 

alias "Madame Bovary, c'est moi"
(mais rien à voir avec Flaubert! rien à voir avec la série télé "Felicity"!
et pas une seule photo de salope nue ici, bande de pervers!)

And French she spak full fair and fetisly
After the scole of Stratford-atte-Bowe
For French of Paris was to hir unknowe.
---Geoffrey Chaucer, The Canterbury Tales

    




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dimanche, septembre 26, 2004

 
La Meuf sur le toit

L'ampoule au sommet du toit ne s'allume plus. Ça n'a pas l'air d'être trop haut, six mètres au plus. Ce n'est rien.



Faut grimper sur ce truc, eh? … bon, je vais apporter mon portable, juste au cas où je aurai le courage de monter mais pas de descendre! C'est pour précisément des circonstances comme ça qu'ils existent, les pompiers!



Après essayer deux ou trois fois, je suis enfin sur le toit. Remplacer l'ampoule avec une nouvelle, c'est très facile.



Et puis je regarde vers le sol … évidemment je me suis trompée. Ce n'est pas six mètres — c'est 275 mètres au moins!!!…. mais jamais je n'appellerai les pompiers, ce serait trop trop trop embarrassant! Non mais! Je préfère passer le reste de ma vie sur le toit!



Oui, je suis descendue, enfin, toute seule. Maintenant il fait complètement noir et cette ampoule de merde ne s'allume pas! Il me faudra remonter, un de ces jours, et remplacer la lumière entière. Je ne compte pas survivre une telle aventure. Donc adieu à toutes et à tous.




vendredi, septembre 03, 2004

 
Tout en faisant semblant de travailler, j'écris ces mots sur mon ordi. Je suis au boulot, et, chose bizarre, je n'ai pas grande envie d'en partir, tant ces vendredis avant un week-end de trois jours sont paisibles — puisqu'un grand nombre de gens s'esquivent tôt du bureau — et prometteurs — puisqu'un long week-end est toujours meilleur vu d'avant que d'après, comme tout jour de fête. On attend quelque chose de remarquable d'un jour de fête, mais ce n'est qu'un jour, et un week-end de trois jours n'est que trois jours. Quand je me réveille demain matin, je serais fatiguée, comme toujours, et il me faudra nettoyer la maison, comme toujours. Mais aujourd'hui j'ai encore mes illusions, et j'en prends plaisir.

En parlant de plaisir, j'écoute Ave verum corpus de Mozart, je m'imagine qui le chante, et je me demande pourquoi chanter est un tel plaisir physique. Est-ce parce que ça vous fait respirer profondément? Mais atteindre tel ou tel note, c'est aussi un plaisir physique — ou je crois que c'est physique — parfois je ne sais pas distinguer entre physique et mentale, ni même si ce serait possible de les distinguer.

Quoique je sois en train de guérir, je crois, de l'anémie, je souffre toujours du pica — mais souffrir n'est pas précisément le mot juste. J'ai toujours ces désirs puissants mais bizarres, qui ne peuvent jamais être rassasiés: puisque manger des poignées de sable, ça vous rendrait énormément malade, et manger de la poussière du ciment, ça vous tuerait ou au moins vous ferait souhaiter être mort. Au milieu de Chicago, on est toujours en train de bâtir un immeuble, et presque tous les jours il me faut sentir du ciment mouillé; en plus, tout matin et tout soir je vois du train des grandes collines de sable et de gravier. Ça me fait tresaillir de désir. Je croyais autrefois que désirer sans pouvoir se rassasier, c'est pénible, mais est-ce peut-être que les choses que je désirais autrefois étaient des choses dont j'avais vraiment besoin, comme de l'eau ou de la nourriture. Je n'ai pas vraiment besoin du sable, mais je le désire tant que juste mettre le pied sur un peu de sable au sol me donne l'orgasme, presque. Désirer sans atteindre, en ce cas, est le plaisir; c'est atteindre qui serait pénible.

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Mon salaud de chef vient de me donner du travail, faut que je me tais.



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